Clôture de la concertation préalable : le mot de la fin


Depuis 2 mois, nous sommes aidés dans notre tâche par un auteur anonyme qui nous fournit des analyses très intéressantes et qui écrit aux élus parisiens. Son alias est Sandro Carfin et nous nous permettons de republier ici le texte qu’il a adressé aux élus du Conseil de Paris à l’issu de la concertation préalable concernant Thermo-sur-Seine.

Aux élues et élus d’en « haut » de la Seine, comprenez bien ce que nous refusons. 

Nous refusons le « quoi », et par principe : une chaudière à plastiques, 450 000 tonnes, trois cheminées sur un quartier qui en a déjà, nous n’en voulons pas, et l’information que vous en avez donnée, erronée, biaisée, retenue, n’a fait que le confirmer. Mais ce qui est tout en haut de notre refus, c’est votre manière. Un besoin arrêté en 2021, un site en 2023, un contrat ficelé, voté en décembre et signé en avril, une « concertation » ouverte en septembre. Une manière autoritaire, qui décide puis consulte, qui signe puis écoute, qui fait répondre les autres et qui reste chez elle. Oui, qui reste chez elle pour ne pas avoir à répondre de ce qu’elle a engendré. 

Cette façon de se cacher derrière les procédures et derrière les gens qui travaillent pour elle porte un nom que je n’écrirai pas. Elle est indigne. 

Elle l’est davantage encore quand elle est portée par celles et ceux qui se disent de gauche et écologistes. La gauche, c’est le faible contre le fort, et dans ce dossier le fort, c’est vous. L’écologie, c’est garder sa pollution chez soi ; vous l’avez mise chez le voisin et comptée pour nulle. D’en haut, vous êtes si sûrs de servir le « climat » que vous avez cessé d’avoir à convaincre. Votre « grand » Paris, nous le découvrons : le centre décide et impose, la périphérie respire. 

Par ces actes, vous nous avez mis en colère ; personne ne le serait à moins : c’est une agression. Et vous nous avez mis dans l’impossibilité de travailler de concert, de danser ensemble vers un avenir commun. 

Si vous persistez dans ce forfait antidémocratique, ce sera contre nous. Vous n’avez pas construit la confiance, vous avez provoqué la défiance et le rejet, et ce sera une lutte difficile pour tous, de recours, de rues et de bulletins, pendant des années. Nous avons mieux à faire pour construire un autre monde. Vous aussi. 

Ce que nous demandons, c’est que vous dansiez avec nous, pour que tout redevienne possible : un besoin discuté, un site choisi ensemble, une chaleur sans fumée. Construisez l’avenir avec nous. Abandonnez, et reprenez les études avec nous. Sans cela, vous en porterez seuls la responsabilité. 

Salutations citoyennes

Sandro Carfin, le 1er novembre 2026, Coteau de la Seine 

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