communiqué de presse – 23 janvier 2026
Ivry-sur-Seine, le 22 janvier 2026 – La publication le 22 janvier 2026 d’un article dans Les Echos révèle qu’un nouvel incinérateur de déchets type CSR et/ou bois de récupération est en projet à Vitry-sur-Seine. Ce projet est décrit dans une délibération de la Ville de Paris, où l’on apprend que les déchets proviendraient d’un centre de collecte à Ris-Orangis qui regrouperait des volumes collectés dans un rayon de 300 km !
Alors que le Val-de-Marne a déjà la plus forte concentration d’incinérateurs d’ordures ménagères dans toute l’Ile-de-France, et que la zone entre Bruneseau et les Ardoines doit accueillir à terme 60 000 nouveaux habitants, le maire d’Ivry-sur-Seine a accepté de maintenir une usine d’incinération d’ordures ménagères dans un quartier en pleine densification et le maire de Vitry-sur-Seine s’apprête à accepter un gigantesque incinérateur de bois de récupération et/ou déchets type CSR (Combustible Solide de Récupération).


Malgré les discours, Ivry et Vitry ont fait le choix de rester les territoires servants de Paris.
Si cette zone doit rester un territoire industriel et inondable, comment justifier alors son aussi forte densification ? Comment oser parler d’urbanisme favorable à la santé comme énoncé dans le dernier PLUI ? Pour rappel, l’Observatoire régional de santé d’Ile-de-France a mis en évidence un cluster de cancer dans le Val-de-Marne en 2025.
Le chauffage urbain fait à partir de déchets, qui seront dans ce cas particulier collectés dans un rayon de 300 km, n’est ni une énergie verte, ni une énergie peu coûteuse. En effet, à Paris et à Ivry, les habitants qui se raccordent au chauffage urbain paient plus cher pour se chauffer contrairement aux promesses faites lors de la construction des ces mastodontes. On parle ici de 2,5 milliards d’euros d’investissement public !
L’énergie produite par le bois de récupération n’est certainement pas une énergie bonne pour la santé. Les effets sanitaires du chauffage au bois, et en particulier au bois de récupération qui comporte des vernis toxiques et du formaldéhyde, sont bien connus.
Les habitants du Val-de-Marne respirent les fumées de la combustion de deux fois plus de déchets par habitant que les autres habitants d’Ile-de-France. Cela correspond à 54 fois plus de déchets brûlés par km2 par rapport aux habitants de Seine-et-Marne alors que nous ne produisons pas plus de déchets par habitant que les autres Franciliens.

Les industriels vont nous traiter de NIMBY (not in my back yard) mais il serait plus juste de parler de NOIMBY (not only in my back yard).
En effet l’expression NIMBY a été créée aux USA pour parler des habitants de quartiers riches et souvent « blancs » qui refusaient des installations polluantes pour qu’elles soient installées dans des quartiers avec des populations précaires et souvent « noires ».
Or les villes de Vitry et d’Ivry sont des villes populaires avec des populations précaires.
Est-ce pour cela que l’on y met toutes les installations polluantes qui servent pour les Parisiens ?
Le Collectif 3R (Réduire, Réutiliser, Recycler) est une association créée en 2010 qui milite pour le développement d’une politique vertueuse de réduction des déchets et pour protéger les habitants d’installations polluantes (incinérateurs d’ordures ménagères, décharges, tri mécano-biologique…).
Urbanicc est une association indépendante qui milite pour une participation réelle des habitants d’Ivry-sur-Seine à la fabrique de la ville, et pour qu’ils puissent peser sur les décisions qui ont un impact sur leur cadre de vie.
L’association Passerelles a pour objet l’amélioration de l’environnement, de l’urbanisme et du cadre de vie des habitants du quartier Ivry-Port.
Contact presse: 06 22 93 01 98
collectif3r@gmail.com
