A propos


QUI SOMMES-NOUS ?

Des associations citoyennes de quartier, attentives au cadre de vie et à l’environnement d’Ivry-sur-Seine et de la région parisienne (Agir à Villejuif, Les Amis de la Terre Paris, Arivem, Attac-Ivry-Charenton, CLCV-Ivry, Passerelles, Affamons l’incinérateur de Créteil (ALIC), avec le soutien de Zero Waste France), se sont rassemblées pour former le Collectif 3R en 2009 en réaction au projet du SYCTOM (Syndicat de Traitement des Ordures Ménagères de l’Agglomération Parisienne) de reconstruction de l’usine d’incinération des déchets à Ivry-sur-Seine (Ivry-Paris XIII) et de création d’une usine de Tri Mécano Biologique (TMB) avec méthanisation.

QUELLE EST LA SITUATION ACTUELLE ?

Après une longue bataille, nous n’avons pas réussi à empêcher la reconstruction de l’incinérateur Ivry-Paris XIII à Ivry-sur-Seine, qui s’appelle maintenant l’usine Interval et qui devrait être mise en service en septembre 2026. Nous avons cependant pu faire réduire de moitié le tonnage de déchets brûlés et traités à Ivry-sur-Seine en empêchant la construction d’une usine de Tri Mécano Biologique avec méthanisation.

Nous militons maintenant pour un moratoire sur les capacités d’incinération dans le Val-de-Marne. Ce département est déjà surdoté avec les incinérateurs de Créteil, Ivry-sur-Seine et Rungis. On y brûle 3 fois plus d’ordures ménagères résiduelles (OMR) que ce qui y est produit. A ce titre nous sommes mobilisés contre l’extension de l’incinérateur de Créteil où nous soutenons l’association ALIC, ainsi que contre le projet d’un nouvel incinérateur à Vitry-sur-Seine (Thermo-sur-Seine) où nous soutenons l’association ACID-Vitry. 

POURQUOI ÊTRE CONTRE L’INCINERATION EN ZONE URBAINE DENSE ?

Quand vous habitez à Ivry-sur-Seine, Charenton-le-Pont, Paris XIII et Paris XII, vous inhalez quotidiennement des particules et polluants rejetés par l’usine d’incinération. Contrairement à ce que l’on veut vous faire croire, les panaches blancs des fumées que vous voyez sortir des cheminées ne sont pas composés que de vapeur d’eau.

Voici les quantités de polluants rejetées annuellement par l’incinérateur en plus des 21,9 % de vapeur d’eau :

566 450 T de gaz carbonique (CO2)
214,4 T d’oxydes d’azote
74,1 T de dioxyde de soufre
66,4 T de monoxyde de carbone
6,35 T de poussières
3,5 T d’acide chlorhydrique
170 kg d’acide fluorhydrique
240 kg de 12 métaux lourds dont :

 167 kg de plomb
1,9 kg de mercure

 Les chiffres pour le zinc ne sont pas communiqués

 0,098 gr. de dioxines et furanes chlorées
0,003 g de dioxines et furanes bromées et autant de dl.PCB

Auxquels s’ajoutent plus de 2000 molécules potentiellement dangereuses pour la santé, comme les PFAS, les nano et micro particules, qui ne sont pas analysées actuellement faute d’obligation réglementaire !
(source : https://www.syctom-paris.fr/fileadmin/mediatheque/documentation/dip/Ivry/DIP_2024.pdf)

Outre le fait de contribuer à la mauvaise qualité de l’air de la région parisienne, l’incinérateur produit 20% de son tonnage entrant en mâchefers, et en REFIOM, des résidus hautement toxiques qu’il faut enfouir en décharge. L’incinération contribue également au dérèglement climatique et à la la raréfaction des ressources de la planète car elle détruit des matériaux qui auraient pu être réemployés ou recyclés. 

IL EXISTE DES ALTERNATIVES

Les collectivités du SYCTOM ont une marge de manœuvre considérable. En effet le SYCTOM en privilégiant le « tout incinération » (80% d’incinération) a longtemps négligé le tri et le recyclage et ne recycle que 11% des déchets qu’il collecte (moyenne française 37%).

Nos collectivités peuvent faire bouger ces chiffres en combinant plusieurs leviers :

– la réduction des déchets (compostage individuel ou de proximité, collecte des textiles dans les bornes de recyclage, stop pub, vente en vrac, etc…)
– la collecte sélective des biodéchets qui peut réduire d’un tiers notre poubelle ;
– la relance du tri sélectif des recyclables (73% de notre poubelle en mélange est constituée de déchets pour lesquels il existe une filière de recyclage)
– la redevance incitative

et par de nombreuses autres actions qui sont détaillées dans les 12 actions et les 3 chantiers du Plan B’OM (www.planbom.org) que nous avons élaboré avec Zero Waste France et dans nos 20 propositions pour les municipales 2026.

Le plan B’OM a été construit à partir de la législation existante (Grenelle, Plan régional de gestion des déchets…) ainsi que de la Loi de Transition Energétique votée à l’été 2015, à l’intention des citoyens et des collectivités et comme une alternative crédible et réaliste au projet du Syctom.

ALORS QUE POUVONS-NOUS FAIRE ?

NOUS :

Déposer des recours juridiques contre la construction de l’usine Thermo-sur-Seine à Vitry-sur-Seine et participer à la concertation préalable organisée sous l’égide de la CNDP. Faire du plaidoyer auprès des élus locaux, régionaux et nationaux pour qu’ils favorisent des solutions alternatives à l’incinération pour le traitement de nos déchets.

Participer à des études afin d’évaluer les impactes sanitaires éventuels de l’incinération en zone urbaine dense.

VOUS :

  • Signer toutes nos pétitions et vous mobiliser en venant nombreux aux manifestations et réunions publiques.
  • si vous êtes un particulier : écrire une contribution sur le site de la concertation de l’usine Thermo-sur-Seine.
  • si vous êtes une personne morale : écrire un cahier d’acteur sur le site de la concertation de l’usine Thermo-sur-Seine et nous contacter pour rejoindre le comité de soutien contre l’extension des capacités d’incinération dans le Val-de-Marne.
  • si vous êtes un élu : nous contacter afin que nous vous présentions ce que vous pouvez faire pour réduire les déchets incinérés.

Adhérez au Collectif 3R qui s’oppose depuis 2009 à des projets inutiles, polluants et coûteux.
Plus nous serons nombreux, plus nous pèserons.