Le 17 mars, plusieurs figures nationales d’EELV — dont Marine Tondelier, Yannick Jadot, Cyrielle Chatelain, Sabrina Sebaihi et Akli Mellouli — se sont rendues à Vitry-sur-Seine pour soutenir le maire sortant Pierre Bell-Lloch.
Lors de leur intervention, Marine Tondelier a affirmé que le maire sortant s’opposait au projet d’incinérateur Thermo-sur-Seine et que la présence d’écologistes sur sa liste en était la preuve.
Mais derrière ce soutien affiché, la réalité est tout autre.
Thermo-sur-Seine est un projet porté par les élus écologistes parisiens eux-mêmes, voté avec l’appui des socialistes et des communistes au Conseil de Paris. Les mêmes qui sont venus soutenir Pierre Bell-Lloch sont donc les principaux porteurs et défenseurs du projet qu’ils prétendent dénoncer localement.
Le résultat du second tour a réélu Pierre Bell-Lloch, donnant l’impression aux habitants que le maire a été choisi en toute connaissance de cause pour s’opposer à Thermo-sur-Seine.
Or ce soutien massif d’élus nationaux a créé une confusion intentionnelle, permettant à un candidat de se faire élire sur ce qui apparaît comme une promesse anti-incinérateur, alors même que les porteurs du projet le défendent activement.
Pour les citoyens de Vitry-sur-Seine, cette situation laisse un goût amer : le maire sortant a été réélu dans un contexte où la vérité sur le projet Thermo-sur-Seine a été obscurcie. Les habitants ont voté sans que la réalité du projet, soutenu par ceux qui l’accompagnent publiquement, soit pleinement transparente.
Thermo-sur-Seine n’est pas un simple débat local : il s’agit d’un projet structurant pour la région, avec des impacts durables sur l’air et l’environnement, au-delà de Vitry-sur-Seine.
La stratégie politique qui a entouré sa présentation a permis de masquer cette réalité lors de l’élection, laissant les citoyens face à une ambiguïté regrettable et lourde de conséquences.
