A propos


QUI SOMMES-NOUS ?

Des associations citoyennes de quartier, attentives au cadre de vie et à l’environnement d’Ivry sur Seine et de la région parisienne (Agir à Villejuif, Les Amis de la Terre, Arivem, Attac-Ivry-Charenton, CLCV-Ivry, Passerelles avec le soutien de Zero Waste France), rassemblées en réaction au projet du SYCTOM (Syndicat de Traitement des Ordures Ménagères de l’Agglomération Parisienne) de reconstruction de l’usine d’incinération des déchets à Ivry-Paris XIII et de création d’une usine de Tri Mécano Biologique avec méthanisation. Ce projet nous inquiète car il provoquera de nombreuses nuisances : fortes émissions de polluants toxiques, ainsi que des risques graves d’incendie et d’explosion.

QUELLE EST LA SITUATION ACTUELLE ?

Vous inhalez quotidiennement des particules et polluants rejetés par l’usine d’incinération ! Contrairement à ce que l’on veut vous faire croire, les panaches blancs des fumées que vous voyez sortir des cheminées ne sont pas composés que de vapeur d’eau. Ce que vous ne voyez pas est loin d’être inoffensif pour votre santé !

Voici les quantités de polluants rejetées annuellement par l’incinérateur en plus des 22% de vapeur d’eau :

448 300 T de gaz carbonique
186 T d’oxyde d’azote
69,5 T de dioxyde de soufre
28,9 T de monoxyde de carbone
9 T de poussières
3 T d’acide chlorhydrique
134 kg d’acide fluorhydrique
348 kg de métaux lourds dont :

100 kg de plomb
8,7 kg de mercure
535 kg de zinc

0,0134 gr. de dioxines et furanes chlorées
1,2 g de dioxines et furanes bromées

Auxquels se rajoutent plus de 2000 molécules potentiellement dangereuses pour la santé, comme les dioxines bromées, les PCB, les nano et micro particules, qui ne sont pas analysées actuellement faute d’obligation réglementaire !
(source : Dossier d’Information du Public 2015 de l’exploitant SITA, filiale de Suez environnement)

Outre le fait de contribuer à la mauvaise qualité de l’air de la région parisienne, l’incinérateur produit 20% de son tonnage entrant en mâchefers, et en REFIOM, des résidus hautement toxiques qu’il faut enfouir en décharges. L’incinération contribue également au changement climatique et à la la raréfaction des ressources de la planète.

IL EXISTE DES ALTERNATIVES

Nos collectivités du SYCTOM ont une marge de manœuvre considérable. En effet le SYCTOM en privilégiant le « tout incinération » (80% d’incinération) a longtemps négligé le tri et le recyclage et ne recycle que 11% des déchets qu’il collecte (moyenne française 37%). Nos collectivités peuvent faire bouger ces chiffres en combinant plusieurs leviers :

– la réduction des déchets ( compostage individuel ou de proximité, collecte des textiles dans les bornes de recyclage, stop pub, vente en vrac, etc…)
– la collecte sélective des biodéchets qui peut réduire d’un tiers notre poubelle ;
– la relance du tri sélectif des recyclables (42% de notre poubelle en mélange est constituée de déchets pour lesquels il existe une filière de recyclage)
– la redevance incitative et par de nombreuses autres actions qui sont détaillées dans les 12 actions et les 3 chantiers du Plan B’OM (www.planbom.org) que nous avons élaboré avec Zero Waste France.

Ce plan alternatif a été construit à partir de la législation existante (Grenelle, Plan régional de gestion des déchets…) ainsi que de la récente Loi de Transition Energétique votée à l’été 2015, à l’intention des citoyens et des collectivités et comme une alternative crédible et réaliste, au projet du Syctom.

OÙ EN EST LE PROJET ?

Le Syctom a voté en octobre 2014 le marché public de la reconstruction de l’usine d’Ivry Paris XIII pour la somme pharaonique de 2 milliards d’euros d’argent public, un projet qui sera obsolète à peine construit en raison de la baisse des déchets constante depuis l’année 2000.
Ce choix est d’autant plus irresponsable qu’il existe déjà en Île-de-France un potentiel d’incinération largement suffisant à mutualiser.
Mais ce qui vous attend à l’horizon 2023 c’est en plus de la reconstruction de l’usine d’incinération, la création d’une usine de Tri-Mécano-Biologique avec méthanisation qui traiterait 310 000 tonnes de déchets, un record en Europe.

QU’EST-CE QU’UNE USINE DE TRI MECANO BIOLOGIQUE AVEC MÉTHANISATION et QUELS SONT LES RISQUES ?

Le TMB est une usine de tri industriel des ordures ménagères en mélange, destinée à séparer les plastiques, cartons et autres déchets solides, des bio-déchets, comme les restes de repas. La méthanisation prétend transformer cette matière fermentescible en gaz et compost par fermentation et décomposition dans de grandes cuves de 25m de haut.
Le problème est qu’à ce jour ce procédé fonctionne très mal, et qu’au final, le compost qui en ressort est mis en décharge ou en incinération !
Le compost qui en sort est polluant pour les terres agricoles : il contient des métaux lourds, des polluants ménagers, des débris de verre, des résidus de plastiques. Il est d’ailleurs interdit d’épandage dans la plupart des pays européens.

La technique de méthanisation présente des risques d’explosion et d’incendie réels ! Des explosions se sont produites à Göttingen et Daugendorf en Allemagne et à La Corogne en Espagne ; à Mons en Belgique un incendie a détruit entièrement l’usine qui venait à peine d’être inaugurée ; en France des incendies se sont déclarés à Montpellier, à Varennes-Jarcy, et plus récemment en novembre 2013, à Fos-sur-Mer où l’usine de TMB a été complètement détruite.

Les riverains de TOUTES les installations existantes en France et en Europe, même les plus récentes, se plaignent à 3 km à la ronde d’odeurs pestilentielles cadavériques et d’invasions de mouches. À Angers, l’usine Biopole qui n’avait pas 3 ans d’exploitation vient d’être fermée
par l’agglomération pour raisons sanitaires.
Et pourtant aucune de ces usines n’est en zone urbaine dense, contrairement au projet d’Ivry-Paris XIII.

ALORS QUE POUVONS-NOUS FAIRE ?

NOUS : nous avons déposé un recours juridique contre l’attribution du marché public de 2 milliards d’euros et nous proposons une solution alternative à celui du Syctom : le Plan B’OM (Baisse des Ordures Ménagères)

VOUS : vous mobiliser en venant nombreux aux manifestations et réunions publiques pour faire admettre à vos maires qu’il existe une alternative qui a fait ses preuves dans de grandes capitales mondiales comme San Francisco, Milan, Barcelone etc… et signer le Plan B’OM qui démontre qu’en adoptant des solutions simples, on peut :
– éviter de dépenser 2 milliards d’euros d’argent public ;
– lutter contre la pollution et le réchauffement climatique ;
– créer des emplois plus nombreux par le tri et le recyclage.

Adhérez au Collectif 3R qui s’oppose depuis 2009 à ce projet inutile et coûteux.
Plus nous serons nombreux, plus nous pèserons.

Retrouvez cet « à propos » dans notre tract « Qui sommes-nous ? »